Category: Livres,Romans et littérature,Littérature humoristique
Le coup du lapin et autres histoires extravagantes Details
Depuis des années, un peintre glane pour le plaisir des faits divers absurdes dans des journaux, des livres et des sites internets. Que ces événements soient tragiques ou ubuesques, véridiques ou inventés, peu lui importe : Didier Paquignon traduit ces moments d'absurde par des images incongrues. Le Coup du lapin, et autres histoires extravagantes en rassemble une hilarante sélection, parmi les centaines de dessins conçus par l'artiste à ce jour.

Reviews
Didier Paquignon est un artiste peintre français, qui travaille souvent avec des monotypes. Il s'agit d'une technique d'impression non gravée qui produit un tirage unique. C'est justement ce que contient ce livre d'environ 180 pages (elles ne sont pas numérotées). L'inspiration lui est venue d'anecdotes tirées des faits divers absurdes, comiques ou extravagants, qu'il collectionne depuis des années. Il en a illustré 87. Sur la page de gauche il y a le fait divers, avec dans la plupart des cas la source originelle, puis sur la page de droite ou parfois en double page, le monotype correspondant. Ce sont des tableaux le plus souvent surréalistes-oniriques, le "dessin" est cependant très réaliste. Ils sont tous en noir et blanc.L'impression est de grande qualité, mais dessert quand même les monotypes pour deux raisons : d'une part le format n'est très certainement pas celui des originaux, une plus grande dimension aurait été plus adaptée; d'autre part on perd en qualité dès qu'il y a une double page, car à moins de casser la reliure on ne peut pas profiter entièrement du tableau.Cela dit, ce livre est une double réussite, à la fois sur le plan des faits divers retenus. On va de l'humour franc, avec par exemple le dialogue entre une escadre américaine et des autorités nord coréennes, à l'absurde total avec la recommandation d'un dignitaire saoudien, mais plus souvent il s'agit de la banalité de la condition humaine avec toute sa bêtise. Ainsi par exemple avec cette bagarre qui démarre sur le fait de savoir qui de deux compères est le plus grand admirateur de Kant. Mais aussi sur le plan des monotypes qui surprennent par leur originalité et ravissent par leur à propos.A mon sens il y a du Edward Hopper chez Didier Paquignon, dans ce regard désabusé qu'il porte sur la condition humaine et qui met en valeur l'isolement, la solitude, mais qui reste tout de même bienveillant. Le "trait" me semble assez proche aussi. Pour ce qui concerne les animaux, je pencherais pour une parenté plus lointaine avec Benjamin Rabier. Leur "dessin" à beau être réaliste, il n'en reste pas moins très proche du registre humoristique. Je joins quelques images du livres (N&B) et de mes comparaisons (en couleur).
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